Où sont les femmes? titrait La Montagne dans son édition du 29 avril dernier.
En effet, sans tomber dans la caricature de la Comm d’Agglo de Clermont (0 femmes sur 20 vice-présidentes), le département de l’Allier n’a élu que 31% de femmes aux postes de vice-présidentes des intercommunalités.
Si 2 femmes sont désormais présidentes (Stéphanie Chervin et Véronique Pouzadoux), seules 33 femmes sur 114 postes à pourvoir ont accédées aux postes de vice-présidentes.
Hormis Vichy Communauté et la Comm Entre’Allier Besbre et Loire, la parité n’a été respectée nulle part. Reconnaissons cela à ces 2 intercommunalités.
Claire Cabanel, Maire de Chemilly, candidate au poste de Présidente de Moulins Co et co-référente de Place publique Allier pointe du doigt, dans cette édition de La Montagne des «arrangements peu démocratiques » et des « cooptations ». Et, sur le fond, une certaine opacité. Claire regrette qu’il n’y ait pas de campagne pour les intercos, malgré les compétences portées comme l’assainissement, la mobilité, l’eau, la culture… « Pour les habitants, l’intercommunalité est quelque chose de très lointain. » Deuxième vice-présidente en charge de la solidarité intercommunale dans le précédent conseil communautaire, elle a présenté sans succès sa « candidature de maire rurale et de femme » face au premier édile de Moulins Benoît Faivre, 30 ans, à l’interco, pour rééquilibrer l’aménagement du territoire et porter certains dossiers en faveur des femmes.
Pourquoi la parité traîne-t-elle ainsi les pieds ? « Les femmes ne se mettent pas en avant, d’une part. Ensuite, je pense qu’on ne les consulte pas assez. Elles se sentent
moins légitimes, mais elles sont tout aussi capables. Ce n’est pas qu’elles ne veulent pas y aller, on ne met pas les conditions en place pour qu’elles puissent y aller, c’est différent ». Autre point : le défaut d’informations, qui exclut de fait.
« On ne partage pas les mêmes choses avec tout le monde. Le pouvoir reste quand même essentiellement masculin. » L’élue avait pensé que le jeune âge du président serait un facteur de progressisme. « On pourrait s’attendre à ce que des hommes de cette génération soient un peu plus conscients des enjeux importants de la parité. »
